Quitter Buenos Aires
Pour aller voir mon beau-père
S’taper cinq heures de car
Après deux heures dans la gare
Bouffer des gâteaux
Avec des verres d’eau
Et retrouver Francisco
Jou-er aux marlous
En roulant dans la boue
A 200 à l’heure
Sans craintes, ni peurs
Dans son pick-up de bourrin
Un peu en mode châtelain
En passant devant les bovins
Défoncer des oiseaux
Faire le malin sur les chevaux
Avec nos boinas
Et nos fusils de com-bat
On a fait ce qu’il y a de mieux à faire
Et ça peut paraître extraordinaire
Mais c'est la liste des choses que je peux faire au campo
Voir Laura se vautrerEt avoir les fesses mortifiées
Béné terrifiée
Qui l’a enfin moulée
Derrière le varón
Lui, tout plein d’émoción
Ca devait bouger dans le caleçón
Danser avec des vieilles
Des jeunes, des mongoliennes
Boire un 30e apéro
Et manger toujours trop
Parler mal espagnol
A mesure de l’alcool
Et passer pour des guignols
Défoncer des oiseauxFaire le malin sur les chevaux
Avec nos boinas
Et nos fusils de com-bat
On a fait ce qu’il y a de mieux à faire
Et ça peut paraître extraordinaire
Mais c'est la liste des choses que je peux faire au campo
ha ha
ha ya
ha ya
ha ha
Je sais j’l’ai pas mérité
En plus je fais style d’être trop blasé
De toutes ces choses que j’ai pu faire au campo
Chasser en voitureSans salir nos chaussures
Tirer au fusil
Sur tous les volatiles
Envoyer Tico
Pieds nus dans une flaque d’eau
Et le prendre en photo
Avoir un peu de spleen
De quitter nos carabines
Se dire qu’on va revenir
Qu’on a pas envie de partir
Se dire qu'on est heureux
Emmerder les envieux
Merci Tico, mon vieux
