
En hommage à Loulou Clapton
Il était une fois
Toi et moi
N'oublie jamais ça
Toi et moi !
Depuis que je suis loin de toi
Je suis comme loin de moi
Et je pense à toi tout bas
Tu es à douze heures de moi
Je suis à des années de toi
C'est ça être là-bas
La différence
C'est ce silence
Parfois au fond de moi
Tu vis toujours au bord de l'eau
Quelquefois dans les journaux
Je te vois sur des photos
Et moi, loin de toi
Je vis dans une boite à musique
Electrique et fantastique
Je vis en chimérique
La différence,
C'est ce silence
Parfois au fond de moi
Tu n'es pas toujours la plus belle
Et je te reste infidèle
Mais qui peut dire l'avenir
De nos souvenirs ?
Oui, j'ai le mal de toi parfois
Même si je ne le dis pas
L'amour c'est fait de ça
Il était une fois
Toi et moi
N'oublie jamais ça
Toi et moi !
Depuis que je suis loin de toi
Je suis comme loin de moi
Et je pense à toi là-bas
Oui, j'ai le mal de toi parfois
Même si je ne le dis pas
Je pense à toi tout bas
            6 mois ça passe à une vitesse… L’Argentine c’est déjà fini.
            Alors certes je ne reviens pas sans rien. Non non je ne pense pas à une bilinguité probable qu’on m’avait mise devant les yeux comme la carotte de l’âne pour me faire partir. Ma maîtrise de la langue espagnole reste très approximative et très hypothétique. Mais je ne reviens pas sans rien car je reviens avec :
            - des images plein la tête
            - 7 kilos supplémentaires tous nouveaux tous beaux
            - un niveau de cheval qui fait passer Lucky Luke pour un gaucho homme-tronc
            - un chapeau de cow-boy
            - des connaissances incroyables sur « L’Histoire de la coloscopie de 1847 à nos jours en Amérique du Sud d’un point de vue micro et macro-économique »
            - des histoires fabuleuses qui seront bien évidemment plus tard romancées comme si j’étais un héros des temps modernes. Dans 10 ans, je n’aurais pas fait du cheval dans un campo argentin, j’aurais acheté un campo pour dresser des chevaux sauvages. Je n’aurais pas vu un glacier classe, j’aurais construit ce glacier pour agir à ma manière contre le réchauffement climatique…
            - une photo de Miguel le gaucho
            - le fait de savoir qu’en Argentine il n’y a pas que Buenos Aires, Maradona, la Patagonie et Florent Pagny
            - un maillot du Chili et de l’Argentine
            - des nouveaux copains
            Alors bien sûr le retour à la réalité lyonnaise sera dur. Adieu viande délicieuse, pour le même prix je vais me régaler avec le steak Lidl. Le dulce de leche n’est plus, le Nutella va revenir en force. Terminé la chasse et le cheval, maintenant c’est bus 3 et réveils matinaux… Ca fait mal de partir, ça fait du bien de revenir.
            Mais ce voyage n’aurait rien été sans pas mal de gens.
Merci à Marc qui m’a trouvé un stage incroyable.
Merci à la famille Kemlin dans son ensemble sans qui je n’aurais pas rencontré autant de gens.
Merci à Moon qui m’a supporté pendant 6 mois quasiment tous les jours.
Merci à Tico qui nous a accueilli chez lui pour montrer ce que c’est la campagne aux citadins que nous étions.
Merci aux Anglais qui ont réussi à se faire détester par les argentins, du coup nous (les français) ils nous aiment bien.
Merci Papa-Maman d’avoir été la perfusion financière qui me maintenait en vie. Merci à l’Argentine d’être aussi belle.
Merci à Air France de me ramener à bon port…

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