Buenos Aires veut donner l’apparence d’une grande et riche mégalopole of the world. Mais très rapidement on se rencontre que la pauvreté la ronge. Signe principal : les “cartoneros“. Ces gens arpentent tristement la ville à la recherche du moindre carton ou restes de repas pour le recycler et peut-être nourrir leur famille. C’est vrai que ça fait mal au cœur et que c’est pas glamour.

Ces moments te rappellent que la misère est partout et que Mère Térésa et l’abbé Pierre devraient être élevés au rang de saints. Imaginez cette pauvre fille, huit ans, déscolarisée, obligée de ronger des os trouvés dans les poubelles pour survivre, sans chaussures, sans cahiers, sans rien. Que le ciel et ses larmes pour le remplir. La vie n’est pas la même pour tout le monde et ça me révolte de voir des choses comme ça. Pourquoi suis-je riche et elle si pauvre ? Pauvreté je te hais. Misère je t’exècre. Ne serait-ce pas plus simple de supprimer la pauvreté dans le monde ? Que tout le monde arrête la guerre et que l’on vive dans la paix éternelle ?
Ca me donne envie d’écrire des poèmes…
Misère tu n’es qu’une misère
Pauvreté, c’est plutôt toi qui est pauvre
Quand je vous vois mon cœur est un désert
Et j’aimerais bien que vous deveniez pauvres.
…Bon ok, c’est triste je vous l’accorde. Mais l’avantage de Buenos Aires c’est qu’ils font en sorte que les gens trouvent un boulot plus ou moins légalement existant. Ce qui nous amène au top 5 des métiers les plus étonnants. Wouhouuuuuuuuuuuuuuuu !

N°5………………………
Le montreur de distributeur à gel alcoolisé
Montreur de distributeur à gel alcoolisé est un travail temporaire. En effet, il ne travaille que très périodiquement : lorsque le distributeur est cassé. Il travaille donc 4 jours par semaine à la station Orellos ou Congreso de Tucuman (stations de métro pour riches)… Sa mission est très simple. Aussi habile que l’hôtesse Air France de l’aéroport de Nantes (cf Nantes-Paris-Buenos Aires), l’essentiel de sa tâche est de faire fuir le badaud qui s’approcherait trop près du distributeur cassé. Le montreur prend alors l’air grave de ceux qui savent presque tout et annonce un guttural “està roto”.
N°4 ……………………
L’ouvre-porte
L’ouvre-porte est un vrai renard. Il se cache près des taxis, réussit à devenir invisible, met ne place des techniques de camouflage incroyable pour que le quidam ne se doute de rien. Au moment où le pékin moyen s’approche du taxi, l’ouvre-porte surgit de nulle part, s’agrippe à ton sac et te fait rentrer dans le taxi à grand renfort de courbettes. Tu ne peux qu’abdiquer devant tant de génie et lui donner son dû : tout travail mérite salaire (surtout qu’il arrive que le taxi ne démarre pas avant). Avec un peu d’entraînement voici la technique :

1) ouvrir la porte de la voiture 6
2) Courir jusqu’à la voiture 1 et demander au chauffeur de klaxonner
3) Ramper entre les voitures 3 et 4
4) Refermer la portière de la voiture 6
5) S’engouffrer dans la 2 et crier très fort pour que le taxi décolle vite. Un jeu d’enfant.
N°3………………………
Le coupeur de PQ
Le coupeur de PQ est le parfait « Dame Pipi ». En plus de laver les toilettes, conseiller les clients et gérer la file d’attente de main de maître, le coupeur de PQ propose à ses clients contre menue monnaie un assortiment de trois petites feuilles roses préalablement coupé par ses soins puis repliées et ordonnées militairement sur sa table de travail pour donner un air coloré et jovial au sacro-saint lieu d’aisance.
NB : On reconnaît la richesse d’un lieu et de son coupeur par le nombre de feuilles de papier qu’il propose dans son pack client
A voir au marché de San Telmo
N°2………………………
Le garde-rien
Enfermé dans sa cabine toute la journée, le garde-rien gagne son pain quotidien en gardant avec attention rien. Pas aussi chanceux que ses collègues qui peuvent garder le hall d’entrée d’une entreprise, d’un immeuble ou même d’un coiffeur, le garde-rien est en charge d’un trottoir quasiment sans passage. Il bénéficie cependant d’une culture automobile sans pareil grâce aux voitures qu’il voit passer devant sa cabine au quotidien et a généralement fini 29 fois Supermarioland sur Gameboy : il faut bien s’occuper…
N°1………………………
Le gareur au foulard
Le gareur au foulard donne une touche artistique à son travail grâce à son accessoire. Au-delà du simple gareur de voiture, le gareur au foulard propose aux conducteurs et aux badauds un ballet quotidien. Ces danseurs sont en représentation devant toutes les micro-places de parking des quartiers aisés de Buenos Aires et peuvent faire rentrer n’importe quelle voiture dans n’importe quelle place grâce à la magie qu’il dégage (également en défonçant complètement les pare-chocs des voitures de devant et de derrière mais ce n’est qu’un détail de l’histoire). Le conducteur soulagé ressort de la voiture époustouflé du spectacle.
(vidéo à venir mais mon appareil n'a plus de batterie)
