
Pour ne rien changer à nos habitudes du vendredi, nous sommes retournés à la peña de los chillados avec notre Sherpa Francisco qui nous aide vraiment beaucoup dans notre intégration porteña. Le mec à qui il ne faut pas faire de crasse pour survivre dans cet environnement étranger. Le campo ayant débarqué, la peña quintuple sa population, son ambiance et le nombre de bouteilles achetées. Mercedes, la sœur de Francisco est donc venu avec nous tandis que côté français on rabattait Mona, Laura et Javier pour caresser l’argentin dans le sens du poil en lui proposant de l’exotisme.
J’avoue que dorénavant on arrive un peu comme des chatelains à la peña. Le percussionniste qui s’est arrêté de jouer pour trinquer avec nous à distance a permis aux locaux de comprendre que nous avions l'amour de la terre. C’est pourquoi, au grand bonheur de mes velléités anthropologiques, j’ai pu découvrir l’argentin de l’intérieur qui méprise le porteño mais aime du coup beaucoup l’étranger. Fier comme un cheval, l’argentin profond n’en perd pas moins ses origines latines en étant grand dragueur devant l’éternel… Un chamuchero comme on dit ici…
La soirée se déroulait parfaitement. On parlait tous espagnol. Laura et Mona se faisaient inviter dans tous les campos de la région. Javier parlait espagnol avec de plus en plus d’assurance au fur et à mesure que l’on vidait les bouteilles de bières en criant « Es Laura, es su anniversario ». Amaury en vieux routard dansait le folklore quasi-parfaitement. Et nos deux porteños retrouvaient des gens de leur village. J’avais réussi à ne pas faire de conneries cette fois ci dans la peña. Ni de danses traditionnelles improvisées, ni de chant traditionnel devant spectateurs médusés. Mais sans trop savoir comment, je me suis retrouvé à mettre ma langue dans la bouche d’une Mercedes. Classe A, enfin en fait c'était pas très classe du tout… Comment ? Oui la même Mercedes que celle qui vit chez Francisco avec le même sang dans les veines ? Oui oui Francisco celui qui vient de nous offrir des invitations pour la Rural, celui qui nous a présenté à ses copines argentines, celui qui nous a proposé de venir le voir dans son campo pour vivre en vrai gaucho, celui qui est extrêmement sympa. Notre bouée de sauvetage en Argentine. Alors forcément, le lendemain au réveil je ne faisais pas trop le malin quand Francisco répondait très sèchement aux propositions de rendez-vous par texto qu’on envoyait avec Amaury (oui finalement c’est le seul blond qui a dormi chez moi cette nuit)…
L'amour entre les peuples : pour la fin des conflits internationauxJavier, Francisco, Mercedes, Laura

J’avoue que dorénavant on arrive un peu comme des chatelains à la peña. Le percussionniste qui s’est arrêté de jouer pour trinquer avec nous à distance a permis aux locaux de comprendre que le cheval était notre grand ami. C’est pourquoi, au grand bonheur de mes velléités anthropologiques, j’ai pu découvrir l’argentin de l’intérieur qui méprise le porteño mais aime du coup beaucoup l’étranger. Fier comme un cheval, l’argentin profond n’en perd pas moins ses origines latines en étant grand dragueur devant l’éternel… Un chamuchero comme on dit ici…
La soirée se déroulait parfaitement. On parlait tous espagnol. Laura et Mona se faisaient inviter dans tous les campos de la région. Javier parlait espagnol avec de plus en plus d’assurance au fur et à mesure que l’on vidait les bouteilles de bières « Es Laura, es su anniversario ». Amaury en vieux routard dansaient le folklore quasi-parfaitement. Et nos deux porteños retrouvaient des gens de leur village. J’avais réussi à ne pas faire de conneries cette fois ci dans la peña. Ni de danses traditionnelles improvisées, ni de chant traditionnel devant spectateurs médusés. Mais sans trop savoir comment, je me suis retrouvé à mettre ma langue dans la bouche d’une Mercedes. Version sportive… Comment ? Oui la même Mercedes que celle qui vit chez Francisco avec le même sang dans les veines ? Oui oui Francisco celui qui vient de nous offrir des invitations pour la Rural, celui qui nous a présenté à ses copines argentines, celui qui nous a proposé de venir le voir dans son campo pour vivre en vrai gaucho, celui qui est extrêmement sympa. Notre bouée de sauvetage en Argentine. Alors forcément, le lendemain au réveil je ne faisais pas trop le malin quand Francisco répondait très sèchement aux propositions de rendez-vous qu’on envoyait par texto avec Amaury (oui finalement c’est le seul blond qui a dormi chez moi cette nuit)…
Adieu veaux, vaches, cochons, j’avais fauté avec la laitière, je n’aurais pas le droit de visiter l’étable familiale. Mais plus que ça, je voyais déjà mes jours à Buenos Aires réduit à la solitude de mon appartement. Métro, boulot, dodo, dodo, dodo,… Et la tête de Francisco à notre arrivée à la Rural ne m’a pas rassuré.
Dans cette immense basse-cour j’attendais mon heure. Francisco ne paraissait pas se détendre. J’ai finalement réussi à le bloquer entre deux moissonneuse-batteuses de 20 mètres de haut pour lui expliquer mon point de vue sur le contexte en dissertant sur “Les 1001 raisons qui font que même toi tu aurais choppé ta sœur dans la même situation”. Apparemment j’ai du être meilleur là-dessus qu’en philosophie sociologique car Tico a eu l’air convaincu.
La situation est de suite devenue beaucoup plus plaisante et la journée pique-assiette a pu commencer. Après avoir testé la moindre spécialité de n’importe quelle bourgade insignifiante, je jurai mais un peu tard qu’on ne m’y reprendrait plus. Mais je me suis vite dit que cette leçon valait bien un fromage sans doute devant les étals remplis de grandes meules qui ne demandaient qu'à être goutées...
La morale de cette histoire est donc simple : quand les poules de la basse-cour deviennent trop nombreuses autour du mortier et harcèlent les pileuses, celles-ci suspendent leur action.



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